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| Aisheen - Still Alive in Gaza Solutions locales pour un désordre global Dirty Paradise Ajami Teza Les chats persans Los Herederos Trans-Cutucú Turistas |
Actuellement dans les salles Les films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine |
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Aisheen [Still Alive in Gaza] «Elle est où la cité des fantômes?», demande l'enfant au gardien du parc d'attractions. « Elle est là, juste là. Mais elle a été bombardée? Tu veux la voir?» C'est par ces mots que commence le film «Aisheen», balade impressionniste dans une Gaza dévastée, au lendemain de la guerre. La cité des fantômes, c'est Gaza? Avec des clowns qui tentent de faire oublier un bombardement aux enfants, armés de ballons de baudruches; une baleine échouée sur une plage, «grosse comme un immeuble» qui alimente les fantasmes; un lion d'abord famélique, puis empaillé, curieusement suspendu dans la cage d'un zoo à la manière d'un trophée. Ou encore des dizaines de bonbonnes de gaz enchaînées au bord d'une route balayée par le sable. « Aisheen » raconte l'attente d'après le désastre. L'attente d'un futur meilleur dans la plus grande prison du monde. Au gré des rencontres, dans ces lieux ailleurs anodins, le film dessine une autre Gaza. Poétique, surréaliste, absurde, parfois. Et interroge sur le sens de la vie. Comment survivre ici? Par petites touches, les images recomposent un monde possible dans un décor de western déglingué aux allures de fin du monde. [sp]
Infos supplémentaires : Filmcoopi Solutions locales pour un désordre global Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne. Caméra au poing, elle a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d'hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d'une terre trop longtemps maltraitée. Cette série d'entretiens d'une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons. Dirty Paradise Une incroyable catastrophe sanitaire et écologique se déroule aujourd’hui au cœur de l’Amazonie sur un territoire européen d’outre-mer, la Guyane Française, et sa zone frontière avec le Surinam. « Dirty Paradise » nous fait partager l’histoire d’un millier d’Indiens qui tentent de survivre face à plus de 10’000 chercheurs d’or clandestins qui se cachent dans la forêt. La forêt primaire est mise à sac, les rivières et les criques sont polluées par des tonnes de mercure et de boue. Les autorités, l’armée et la gendarmerie sont impuissants face à l’immigration massive des chercheurs d’or clandestins. La fièvre de l’or gagne la région et la contamination au mercure entraîne des problèmes de santé mais, le pire est encore à venir. Pour la première fois, les Indiens Wayana prennent la parole dans un film et dénoncent les conséquences de l’exploitation incontrôlée d’un or « sale ». Ce documentaire accompagne Parana, Akama, Mélanie et leurs enfants dans leur combat quotidien et dérisoire face à la destruction de leur environnement. Grand Prix de l'Etat de Genève 2010, Festival du Film et Forum international sur les Droits Humains 2010 FIFDH Ajami A Jaffa, le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d’un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien d’un camp de West Bank, travaille illégalement en Israël pour financer l'opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d’un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif, recherche désespérément son jeune frère disparu. Des destins croisés au coeur d’une ville déchirée. Yaron Shani et Scandar Copti l’un est Israélien, l’autre est Palestinien impressionnent par leur grande maîtrise scénaristique, leurs multiples références érudites et la profondeur de leur propos. Un pur film noir, âpre et haletant [sp]
Teza Le film revient sur 30 ans d’histoire de l’Ethiopie, lorsque l'impérialisme fit place au marxisme, où la folie des hommes resta constante, tout comme la cécité politique : Anberber, retourne de l'Allemagne dans son Ethiopie natale. Il est un homme blessé qui écoute et parcourt en claudiquant une campagne qu'il ne reconnaît plus, saignée par la guerre. Son enfance est bien loin. Entre-temps, il y a eu ses études de médicine scientifique en Europe et les espoirs levés par la chute du Négus, puis douchés par une autre dictature. A travers les yeux d'Anberber, Gerima s’interroge sur le fonctionnement de notre société et fait parler sa terre. Il convoque l'Histoire dans une fresque émouvante superbement filmée. Prix spécial du jury, Mostra del Cinema Venezia
Les chats persans A leur sortie de prison, Negar et Ashkan, deux jeunes musiciens iraniens, décident de monter un groupe underground. Lassés de ne pas pouvoir s'exprimer librement dans leur pays, ils tentent par ailleurs de se procurer clandestinement des papiers pour rejoindre l'Europe. Ils font la rencontre de Hamed, qui les accompagne dans leurs démarches, et parcourent avec lui Téhéran à la rencontre d'autres musiciens, essayant de les convaincre de quitter le pays avec eux et de monter un grand concert clandestin pour financer leur fuite. Special Priz Un Certrain Regard, Cannes 2009 Los herederos En bas âge, les enfants commencent déjà à travailler dans les campagnes mexicaines. Los herederos est un portrait de leur vie et de leur combat pour la survie. Ces enfants travaillent sur des fermes, sculptent et peignent des alebrijes, sont bergers, fabriquent des briques, tissent des vêtements, prennent soin de leurs jeunes frères et sœurs, vont puiser l’eau, cultivent les tomates, les piments, le maïs et travaillent à plusieurs autres activités. Ils ont hérité des outils et des techniques de leurs ancêtres mais ont aussi hérité de leurs dures conditions de vie. Les générations défilent et les enfants travailleurs demeurent, héritiers captifs d’un cycle de pauvreté. [sp] Dans les salles de Genève et Lausanne à partir fu 24 février. Infos supplémentaires : trigon film Trans-Cutucú Deux énormes bulldozers jaunes creusent simultanément la terre rouge carmin alors que plusieurs chevaux se lèchent mutuellement leurs plaies dues aux lourdes charges qu’ils transportent. À quelques mètres de là se parque un car pour permettre à des touristes occidentaux de descendre. Ils souhaitent atteindre à pied les cabanes en bois au-dessus du chantier. Il s’agit de la construction de la route Trans-Cutucú Amazonía, qui traversera les terres quasiment vierges des Indiens. Elle servira à faciliter le transport du bois depuis les villages jusqu’à la capitale de la province Morona-Santiago. Dans Trans-Cutucú, la réalisatrice Lisa Faessler montre les rudes conditions de vie des indigènes Equatoriens, qui subissent une pression croissante de l’industrie. Un agriculteur cultivant la canne à sucre explique qu’il n’arrive plus à se débarrasser de sa récolte, car les marchands ne lui paient quasiment rien. Comme la plupart de ses camarades du village, il ne peut rien faire d’autre que s’attaquer à son propre espace de vie, la forêt tropicale, pour en vendre le bois à bon prix. Pour opérer un contraste aux images de la situation actuelle, la réalisatrice utilise des séquences en noir et blanc datant de 1986, dans lesquelles de vieux Indiens, tour à tour ivres et sobres, racontent des histoires sur la nature mystique. Ces anciens documents présentent aussi des actes rituels: la recherche de chutes d’eau sacrées ou le fait de boire un alcool fort particulièrement mauvais. Un documentaire subtil sur le profond fossé entre une tradition centenaire et le caractère irrémédiable de la modernisation. [sp] Infos supplémentaires : trigon film Turistas Carla hésite. Elle a 37 ans, elle est mariée, peut-être enceinte, et elle est censée être heureuse, alors qu'elle se dirige, avec son mari, vers le lieu de ses vacances estivales, un jet ski accroché à l'arrière de leur 4x4. Mais peut-être qu'elle ne veut pas être là. Peut-être qu'elle préfèrerait faire de l’auto-stop avec un routard norvégien choisi au hasard qui la conduirait a un superbe parc naturel, où elle pourrait crapahuter entre les grands arbres et parler des oiseaux et des chansons oubliées de la pop avec le gardien du parc. Tiger Award Competition, Rotterdam Infos supplémentaires : trigon film
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