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Les bouffeurs de fer Ironeaters
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Scénario et réalisation : Shaheen Dill-Riaz Ce film est sélectionné selon des critères d'évaluation |
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Chaque année, des milliers de navires-citernes et porte-conteneurs désaffectées arrivent du monde entier au Bangladesh, pour y être démantelés. Des milliers de travailleurs migrants, venus du Nord et poussés au sud par la famine annuelle, démontent ces carcasses rouillées à la main, pour en recyler la ferraille. Les conditions de travail sont épouvantables et, par un système compliqué d'avances non payées et de crédits, les travailleurs se trouvent captifs de leur employeur. Un film visuellement superbe, qui dépeint un système d'exploitation et de misère, duquel rares sont ceux qui parviennent à échapper. Pays: Bangladesh Sujets: Travail, migration, recyclage dès 16 ans Pistes de travail de Paul Hell, EZEF/Goethe-Institut. Traduction: Martine Besse
Echo de la presse Le documentaire fascinant de Shaheen Dill-Riaz, « Les bouffeurs de fer », met en lumière, comme pour en faciliter l’étude, les mécanismes d’un système d’exploitation systématique. (...) Des gigantesques carcasses de navires qui s’écartèlent en grinçant. Des mastodontes rouillés qu’escaladent des travailleurs minuscules. Dill-Riaz a su trouver ces images. Mais il va voir de tout près : il s’intéresse au destin de chacun, entre dans les baraquements, suit les itinéraires humains. On est loin de tout romantisme. Il met à nu la perfidie de tout un système qui repose notamment sur le fait qu’il n’autorise pas la moindre solidarité entre les travailleurs. Derrière le réalisateur, on sent toujours le caméraman : Dill-Riaz se sert avec parcimonie d’une voix off et les images montées avec calme et poésie sont inoubliables. (...) L’hommage que rend Dill-Riaz aux « bouffeurs de fer » met au jour la particularité de cette atteinte à la dignité humaine tout comme la dimension universelle. Des phénomènes similaires se produisent chaque jour dans les mines de charbon indiennes, dans les sweatshops chinois ou dans les mines du continent africain. L’auteur échappe à la tentation d’une simple dénonciation tout comme à celle qui s’esquisse parfois d’esthétiser le caractère spectaculaire des carcasses navales monumentales et la misère couleur de rouille des travailleurs. Les images que nous montre Dill-Riaz sont spectaculaires. Le découpage d’un géant des mers à mains nues exerce une telle fascination sur le spectateur que l’horreur qu’il cache, la misère des travailleurs, risqueraient presque au premier abord de passer à l’arrière-plan. Mais plus le réalisateur suit les hommes dans leur enfer, plus il le rend tangible. (...) Malgré des moyens financiers modestes, Dill-Riaz dresse dans son film « Les bouffeurs de fer » un portrait pénétrant, émouvant, d’une injustice incroyable. Il nous offre les images d’une tragédie humaine qui se joue loin de l’attention de l’opinion publique, dans un cycle amer dépourvu de la perspective d’une issue. |
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Prix d'achat : Fr. 40. pour écoles et enseignants, Fr. 75. pour distributeurs et médiathèques ou des projections publiques (sans taxe d'admission) Prêt :
Article: 52054 |
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