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Entre deux mondes Histoire d'une intégration réussie Réalisation et scénario : Yusuf Yeşilöz, Suisse 2006 Documentaire | DVD | 54 minutes |
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| Contenu
L’écrivain et réalisateur Yusuf Yeşilöz reconstitue le parcours de Güli Dogan qui, originaire d’un village kurde de Turquie, a immigré en Suisse à l’âge de neuf ans. Ce film nous montre comment vit aujourd’hui cette femme âgée de 35 ans : sur son lieu de travail à l’Office de contrôle des habitants de Winterthour, dans sa vie quotidienne avec ses filles, son mari, ses amies suisses ou lorsqu’elle rend visite à des compatriotes plus âgés, très attachés aux traditions de leur pays. Des flash-back permettent de retracer, à l’aide de documents d’archives, l’enfance et la jeunesse de Güli Dogan ainsi que les différentes étapes de la migration et de l’intégration. Grâce à l’ouverture de Güli Dogan, on perçoit de manière saisissante les tiraillements entre sa vie actuelle ici en Suisse et la nostalgie qu’elle éprouve en pensant au village de montagne de son enfance. L’amitié qui lie Güli Dogan à la Suissesse Sandy Burri que Güli désigne avec humour comme sa « faiseuse de Suisses » occupe une place importante. Cette amie aide Güli à se sentir bien dans son nouvel environnement et à comprendre les traditions « suisses ». Güli réussit à concilier les deux mondes. Elle reste fidèle, dans les grandes lignes, à son « monde familial » et à ses traditions turco-kurdes, même si elle ne cesse de s’y heurter. Le monde de son amie lui est de plus en plus familier jusqu’au moment où il devient véritablement partie intégrante de sa vie un processus d’intégration, de recherche d’identité, de construction de « l’appartenance ». Sandy n’est pas la seule à assurer le rôle de médiatrice entre ces mondes. L’entrée de son mari dans sa vie est très symbolique du monde « turco-kurde » de Güli Dogan. Le mariage arrangé est suivi, un an plus tard, du divorce. Par des chemins détournés, le couple se retrouve à nouveau des années plus tard. Cette fois-ci, ils tombent amoureux l’un de l’autre et se marient pour la deuxième fois. Cette histoire d’amour avec des hauts et des bas mais qui finit bien confère au film une touche unique et bouleversante. Ce film évoque la situation d’une « seconda » issue d’un contexte rural musulman. Arrivée en Suisse à l’âge de neuf ans avec sa mère et ses frères et sœurs pour vivre avec son père, Güli Dogan raconte avec ouverture et chaleur l’histoire de sa migration et de son intégration. Elle évoque aussi bien les aspects difficiles de ce processus que les expériences réjouissantes et enrichissantes vécues dans un contexte alors tout nouveau pour elle. Elle met en lumière de manière saisissante les relations qu’elle entretient avec les différents membres de la famille, son père surtout. Les problèmes du passé sont décrits, accompagnés d’une réflexion et, chaque fois que c’est possible, réinterprétés de manière positive. Grâce à la forte personnalité de Güli Dogan et à sa présence rayonnante, ce film devient un document riche de signification, dense et sensible enrichi par un zeste d’humour. Le regard personnel de Yusuf Yeşilöz et l’expérience qu’il a des deux cultures interviennent dans le film par le biais d’un commentaire parlé dont il est l’auteur, ce qui constitue un atout supplémentaire pour le film. La présence du cinéaste est perceptible d’un bout à l’autre de manière positive par le spectateur/la spectatrice. Yusuf Yeşilöz parvient à illustrer avec sensibilité les répercussions qu’a eues, sur les hommes et les femmes de diverses générations, la migration occasionnée par la recherche d’un travail. Güli Dogan fait partie de la seconde génération, mais en raison de ses souvenirs vivaces et de la nostalgie qu’elle a de son village d’origine où elle a passé les neuf premières années de sa vie, elle a beaucoup de points communs avec la première génération. Les conséquences de la migration liée à la recherche d’un travail ne sont pas seulement abordées sous l’angle de la famille et de l’entourage proche mais également sous l’angle de l’opinion publique et du discours en vigueur dans les médias. Des photos d’archives des années 70 et 80 mettent en évidence l’attitude qui prévalait à ce moment-là et la perception de « l’étranger » dans le public. A travers Güli et sa famille, « l’étranger » trouve un visage, devient sensible et perceptible. Le film met aussi en lumière la différence des valeurs des « Suisses/Suissesses » et des « gens du village », des actes de la vie quotidienne et de la vie religieuse. Ce film aborde également le fait que certaines valeurs la religion surtout et, dans ce cas, la religion alévie prennent en exil une nouvelle dimension et se renforcent. Yusuf Yeşilöz porte une attention particulière à deux thèmes : la famille et l’amitié. Ce sont des éléments essentiels de l’intégration « réussie » de Güli Dogan. Jusqu’à maintenant, l’intégration des travailleurs et travailleuses immigrés d’origine turco-kurde en Suisse n’avait guère été abordée dans un film. Ce documentaire devrait encourager et aider à mieux comprendre, favoriser la compréhension mutuelle et approfondir un sujet souvent traité de manière très superficielle. « Je suis né en 1964 dans un village kurde d’Anatolie centrale ; je suis le troisième enfant d’une famille sunnite libérale. Ma mère a encore eu trois autres enfants. Malgré tout, nous étions la famille la moins nombreuse du village. » Yusuf Yeşilöz est arrivé en Suisse en 1987 comme réfugié. En 1995, il a obtenu la nationalité suisse. Ecrivain et cinéaste, Yusuf Yeşilöz vit aujourd’hui à Winterthour. Plusieurs de ses livres ont été publiés en allemand au « Rotpunktverlag » à Zurich. Avec son premier film, « Hungern gegen Wände » (2004), Yusuf Yeşilöz a réussi un portrait marquant de son ami kurde, Cemal Miran. Ce film montre sur un ton délibérément sobre, comment cet homme marqué par la torture et la grève de la faim vit aujourd’hui en Suisse, après avoir obtenu le statut de réfugié et essaie de retrouver sa santé et sa dignité. C’est avec un soin extrême que le cinéaste aborde ici des thèmes difficiles comme la grève de la faim, la mort et la persécution policière. Ce film se trouve également sur le DVD (bonus, en allemand seulement). Dans son second film, « Entre deux mondes », Yusuf Yeşilöz s’intéresse à nouveau à un aspect de la migration. Il se tourne cette fois vers la migration liée à la recherche d’un travail ; contrairement au récit de fuite et de torture de son premier film, celui-ci retrace l’itinéraire positif d’une migration. L’expérience personnelle du cinéaste d’origine kurde est essentielle pour les deux films. Ayant vécu lui-même ce type de situation, la migration et l’intégration ne sont pas des mots abstraits. Connaissant les deux cultures, il peut, en tant que réalisateur, ouvrir des portes et surmonter des barrières. Comme c’est le cas dans ses œuvres littéraires, il aborde les thèmes délicats avec beaucoup de finesse, fait preuve de doigté et teinte ses récits de poésie et d’humour. L'auteur Yusuf Yesilöz est à la disposition pour des discussions! Contact par: Tel. 052 242 70 67 | yyz@bluewin.ch | www.yesiloz.ch Les immigré(e)s turcs et kurdes en Suisse L’essor économique des années cinquante et soixante a entraîné en Suisse une forte augmentation du nombre d’emplois. On avait besoin de main-d’œuvre et on allait même la recruter à l’étranger. Les travailleurs turcs ne sont arrivés en Suisse que lors de la seconde vague d’immigration qui s’est mise à prendre de l’ampleur dès 1965. Alors que la première statistique de 1960 ne recensait que 5'000 personnes d’origine turque, leur nombre s’élevait déjà à 62’000 personnes en 1990. Actuellement, la population turque vivant en Suisse atteint 80’000 personnes (OFS, 2004). Dans les années soixante, la Suisse a conclu des accords spéciaux avec les pays méditerranéens concernant l’immigration. A ce moment-là, la main-d’œuvre étrangère ne représentait guère plus, dans la politique migratoire et économique suisse, qu’un amortisseur conjoncturel que l’on pouvait renvoyer à la maison au besoin. Durant la crise économique de 1974, il est apparu que les travailleurs étrangers n’avaient pas perdu cette « fonction » : quand des milliers d’emplois ont été supprimés, on n’a plus renouvelé les autorisations de séjour des étrangers. De ce fait, la Suisse a « exporté » avec succès le chômage qui la menaçait. Dans le film, Mehmet Ant explique très bien comment les recruteurs des entreprises suisses se rendaient sur place pour faire venir de la main-d’œuvre turque en Suisse. C’est de cette manière que le père de Güli Dogan est arrivé an Suisse. Pour les ressortissants turcs, un voyage en Suisse était le bienvenu pour diverses raisons : la perspective d’un emploi et d’un revenu ainsi que d’une bonne formation pour les enfants était attrayante ; la pauvreté dans le pays d’origine était un motif de départ très concret. Le but de soutenir financièrement les membres de la famille restés au pays et de revenir au village à l’âge de la retraite en bénéficiant d’une certaine aisance matérielle facilitait le départ. Dès le milieu des années soixante, des conditions particulières permettaient aux « saisonniers » de faire venir assez facilement leur famille. Pour des raisons politiques, on cherchait à favoriser l’intégration des travailleurs étrangers en Suisse ; le délai autorisant le regroupement familial a été alors réduit de moitié et le nombre des autorisations de séjour de longue durée a été augmenté. Cela ne comportait pas uniquement des effets positifs pour les familles immigrées. Avec l’arrivée des autres membres de la famille, de nouveaux problèmes se sont présentés pour la seconde génération, qu’il s’agisse de la langue, de la formation en général ou des disparités entre les croyances religieuses et les valeurs culturelles. L’idée du retour à laquelle se cramponnait la première génération a été remise en cause par la seconde génération. Pour les personnes qui avaient immigré les premières, la religion et la langue communes constituaient souvent un lien qui rendait la vie à l’étranger supportable. La seconde et la troisième génération ont acquis davantage de détachement face à la religion et aux traditions. Tandis que la première génération restait en majorité repliée sur elle-même, les générations suivantes se mêlaient automatiquement à la population suisse, ne serait-ce qu’en raison de la socialisation commune qui avait lieu à l’école. Pour la jeune génération, la réflexion sur le pays d’origine et le pays d’accueil ainsi que la quête de l’identité sont devenues des éléments centraux, comme le montre l’exemple de Güli Dogan. Au cours des années 70, l’insécurité et le rejet face à « l’étranger » ont pris de l’importance dans la population suisse, au fur et à mesure que la proportion des étrangers augmentait. Aujourd’hui encore, les exemples négatifs dominent dans le discours public, et on a tendance par exemple à monter en épingle les cas de criminalité. On oublie ainsi combien la population résidante étrangère a contribué à la prospérité de la Suisse et à la diversité culturelle, en partie grâce aux liens qu’elle entretenait avec son pays d’origine et sa culture. Parallèlement aux travailleurs et aux travailleuses immigrés, des réfugiés sont aussi arrivés de Turquie en Suisse. Ce sont en majeure partie des personnes d’origine kurde qui ne peuvent plus vivre en Turquie pour des raisons politiques. Yusuf Yeşilöz estime que si elle est réussie, la migration peut être un lien entre les gens, les cultures et les coutumes. Il en naît une nouvelle culture qui débouche sur la culture d’origine. La migration est une sorte de va-et-vient entre « donner » et « recevoir » ; elle représente de ce fait un enrichissement pour le pays d’accueil et ceux qui sont accueillis. La religion alévie 20 à 25 pour cent des musulmans d’origine turque, turkmène, kurde et arabe vivant en Turquie se désignent comme Alévis. La croyance alévite n’est pas considérée, en Turquie, comme une tradition à part entière. De ce fait, les Alévis ont été et sont encore victimes de violentes persécutions. La croyance alévie tire ses racines dans les origines de l’islam et s’est développée entre le 13e et le 16 e siècle comme un mouvement autonome en marge de l’islam. Ali est considéré, à côté de Mahomet, comme le messager du salut et fait partie de la profession de foi. Une force sacrée du créateur est transmise aux humains par Mahomet et Ali. Chaque être humain a une force sacrée, qu’il soit alévite ou chrétien, femme ou homme. Les Alévis ont une vision du monde très humaniste, marquée par la tolérance et la liberté. Hommes et femmes sont égaux en droits et les rapports à l’égard des autres religions, professions de foi et idéologies sont très ouverts. Les droits humains en général et la liberté d’opinion et de religion en particulier sont expressément affirmés par les Alévis. Les Alévis ne se distinguent pas, dans la société, par des caractères extérieurs spécifiques : ils ne portent pas de vêtements particuliers, ne se couvrent pas la tête ; leurs prières ne sont pas liées à un endroit précis dans la croyance alévite, les prières obligatoires n’existent pas. Le Coran est considéré comme la transcription écrite des révélations et on a le droit de le lire d’un œil critique. La croyance alévie se distingue aussi bien des Sunnites orthodoxes islamiques que des Chiites iraniens. L’une des différences consiste dans le fait que les Alévis d’Anatolie n’acceptent pas, comme parole de Dieu, la charia, à savoir le système juridique islamique appliqué aux affaires religieuses et séculières. De manière générale, ils sont opposés à la violence et favorables à l’égalité des femmes et des hommes dans leurs communautés, au maintien de structures familiales matriarcales ainsi qu’à la transmission de la foi et de la culture par le biais des poètes et des joueurs de saz. La pratique de l’instrument traditionnel, le « saz », et de la danse spirituelle dite « sema » joue un rôle important dans les rassemblements appelés « cems ». Ces rencontres sociales de la communauté alévite peuvent être considérées comme une sorte de « service religieux ». Les rassemblements les cems ont lieu dans de grandes maisons ou en plein air. Tous les membres de la communauté y participent et il n’y a pas de séparation des sexes. Seule la doctrine alévite est confiée à un érudit de sexe masculin (dédé). Lors de ces rassemblements, les allocutions, les instructions, les prières et les bénédictions de dédés et de laïcs se succèdent. Femmes et hommes dansent le « sema » qui signifie littéralement « ciel » ou « voûte céleste ». La danse débute sous la forme d’un cercle qui fait penser aux trajectoires du soleil et de la lune ; les mouvement, lents d’abord, s’accélèrent de pas en pas symbolisant l’être humain qui se rapproche de Dieu de l’intérieur. Le film intitulé « Le chant alévi » fournit d’autres informations à ce propos et se trouve lui aussi sur le DVD (bonus).
Suggestion 1 : l’expérience de Güli Dogan, un exemple d’intégration « réussie » Avant le film : Chaque personne réfléchit à la signification du terme « intégration ». Quelle est ma représentation de l’intégration ? A quel moment et pourquoi une intégration est-elle réussie, à quel moment et pourquoi ne l’est-elle pas ? Quelles sont les conditions nécessaires (au niveau personnel | institutionnel | familial | ...) pour que l’intégration soit « réussie » ? Quels compromis faut-il accepter ? Noter des exemples empruntés à son horizon personnel et à son expérience pour illustrer son opinion. Mettre en commun les résultats en plénum. Regarder le film Après le film : Par petits groupes, relever chronologiquement les différentes étapes vécues par Güli Dogan au cours de sa migration et de son intégration ; les visualiser sur des grandes feuilles. Se poser à chaque étape les questions suivantes :
Accrocher les grandes feuilles dans la salle. Tous les participant(e)s examinent les résultats. Ensuite, discussion | réflexion en plénum :
Travail individuel écrit pour approfondir la question: la migration | l’intégration est-elle un sujet qui concerne mon propre parcours (où, quand, pourquoi, dans quelle mesure, ...) ? Comment ferais-je face à la situation si je devrais émigrer dans un autre pays ? Quels seraient les problèmes, les défis, les joies auxquels je serais confronté(e) ? Suggestion 2 : pays d’origine et migration Chaque groupe tire une carte se rapportant aux personnes suivantes qui apparaissent dans le film: Güli | Sandy | Mehmet And | mari de Güli | mère de Güli | sœur aînée de Güli. Répartis en groupes, les participant(e)s dressent un portrait de ces personnes: nom et origine ? Où cette personne vit-elle et habite-t-elle ? Où travaille-t-elle ? Comment occupe-t-elle son temps libre ? Quel est le parcours migratoire de cette personne ? Où cette personne se sent-elle chez elle ? Quel est, pour elle, la signification du « pays qui est le mien » (patrie) ? Noter les résultats sur un grand panneau et les visualiser. Chaque groupe présente son portrait. Puis les portraits sont comparés en plénière ; orienter la discussion tout particulièrement sur la migration et le pays que l’on ressent comme sien :
Poursuivre la réflexion et se demander ce que signifie pour chaque participant(e) la notion « mon pays ». Mettre en commun les réflexions en plénière et évoquer évent. des récits de migration personnels. Suggestion 3 : « suisse » | « turco-kurde » « Güli, à un certain moment, tu ne savais plus où était ta place. Tu n’étais pas heureuse comme Suissesse mais tu ne l’étais pas non plus comme Turque. » Sandy Burri « Sandy c’est ma ‘faiseuse de Suisses’. » Güli Dogan Discuter en groupe des déclarations ci-dessus et répertorier ensuite, sous forme de tableau, les éléments que l’on peut considérer comme « suisses » chez Güli Dogan et ceux que l’on peut considérer comme « turco-kurdes ». Comparer les deux colonnes et relever les similitudes, les différences et les influences mutuelles. Peut-on établir une frontière ? Où se situent les points communs ? Exprimer son opinion et avancer des arguments quant aux personnes importantes, pour Güli Dogan, quant au maintien des pratiques « turco-kurdes », respectivement à l’adoption des traditions « suisses ». Qu’est-ce qui l’aide en cela ou fait obstacle ? Discuter en plénière des résultats du groupe. Complément : comment Güli Dogan se voit-elle, où se situe-t-elle ? Que pense-t-elle/pensait-elle à propos des « Turcs/Turques » et des « Suisses/Suissesses » ? Discussion concernant les changements d’opinion, l’adaptation à certaines règles de comportement, la prise de conscience des différences et des similitudes. Complément : rédiger un texte sur ses sentiments personnels concernant sa nationalité/ses nationalités. Où en suis-je, en ce qui concerne mes origines ? Où est-ce que je me situe ? Est-il possible d’avoir une vision claire de la nationalité ? Suggestion 4 : vivre « au village », vivre à Winterthour Deux groupes répertorient des éléments présents dans le film concernant la vie dans le village kurde (groupe a) et la vie à Winterthur (groupe b) :
Discuter en groupe des réponses à ces questions et les noter sur quatre feuilles distinctes. Se présenter ensuite mutuellement les résultats en plénière : une personne du groupe a et une personne du groupe b se présentent les résultats concernant la première question. Tout de suite après, la discussion a lieu en plénière. Poursuivre selon le même schéma jusqu’à ce que toutes les questions aient été discutées, comparées et que les points communs aient été mis en évidence. Se demander pour terminer où Güli Dogan vit aujourd’hui, « entre deux mondes ». Quels sont les côtés de Güli Dogan que l’on pourrait désigner comme « turco-kurdes », « suisses », ou « universels » ? Comment les participant(e)s voient-ils ces deux mondes s’ils ne connaissent que le « côté suisse » ? Suggestions pour un travail plus approfondi
Regine Lüthy | «Films pour un seul monde» | 2006
Migration | Intégration :
Religion alévie:
Kurdes:
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